Saint-André Hubert
ST ANDRÉ-HUBERT FOURNET
Fondateur des Filles de la Croix (1752-1834) - Canonisé en 1933
A 22 ans, il décide de rentrer au séminaire et d’être prêtre.
D'abord vicaire, André-Hubert est ensuite nommé curé à Saint-Pierre de Maillé. C’est un bon prêtre, mais il aime bien recevoir avec un certain luxe ses confrères et ses amis.
Un jour, Monsieur le Curé attend du monde. Sa table est richement préparée. La porte de la salle à manger au 1er étage du presbytère, est ouverte pour l’accueil.
Dans l’escalier, un bruit de pas…. André-Hubert va joyeusement au-devant de son hôte …
Surprise ! … C’est un mendiant qui demande l’aumône. Monsieur le Curé est embarrassé :
« Je n’ai pas d’argent ... »
« Comment ? … pas d’argent ? … réplique le pauvre … et votre table en est couverte »
La parole du mendiant est pour André-Hubert, Parole de Jésus Christ.
Il pleure longuement, prosterné sur les dalles de l’église. Par la parole du mendiant, Jésus Christ est entré dans son cœur.
Ardent et généreux, André-Hubert a eu le courage de la conversion.
Rencontre avec Élisabeth Bichier des Âges
Une nuit, dans une pauvre grange, mal éclairée, une jeune demoiselle entre. C’est Élisabeth Bichier des Âges, châtelaine des environs. Dans cette assemblée de paysans, de métayers, elle fait sensation. On s’écarte pour la laisser passer.
Le prêtre intervient vivement :
« Croyez-vous, Mademoiselle, que je vais laisser, pour vous entendre, ces mères de famille, ces pauvres paysans venus de plusieurs lieues ? » …
Humblement, la jeune fille répond :
« Mon Père, j’attendrai … Il suffira que vous consentiez à m’entendre … après eux … » et elle attendit de longues heures …

Dans cette grange dite des Marsyllis, Élisabeth trouve le conseiller spirituel que sa prière demandait à Dieu.
André-Hubert voit dans Élisabeth une âme d’une beauté peu commune.
Leur première rencontre fut décisive. Elle est à l’origine de la Congrégation des Filles de la Croix dont André-Hubert et Élisabeth sont les Fondateurs.
Le Bon Père

En France, des jours meilleurs se lèvent. En 1801 André-Hubert revient à Maillé et en 1802, il rentre à nouveau dans son presbytère.
Sa paroisse est une famille.
Dans tous les foyers, on l’appelle « le Bon Père ». Ses paroissiens, il les connaît tous. Il les aime et en est aimé.
André-Hubert, un bâtisseur, un rassembleur …
Au lendemain de la Révolution, il veut faire instruire les enfants et soigner les malades. Il confie cette mission à Élisabeth, la jeune châtelaine qu’il a rencontrée à la grange des Marsyllis. Autour d’Élisabeth, une petite communauté naît.
André-Hubert devient le formateur spirituel et apostolique de cette nouvelle famille qui prendra le nom de « Filles de la Croix ».
Après 40 ans de ministère paroissial, le Bon Père André quitte Maillé pour se consacrer à la Congrégation des Filles de la Croix qui désormais demeure dans un ancien couvent de Fontevristes à La Puye.
Jusque dans sa vieillesse, le Bon Père a gardé un air de simplicité, d’humilité. Au soleil de l’Amour de Dieu, la transfiguration de son être se poursuit.
Le 13 mai 1834, André-Hubert ouvre ses yeux au Soleil sans déclin.